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Randonnée vers les cimes

Hafnarfjall, à 1h au nord de Reykjavik, domine Borgarnes

Un week-end annoncé ensoleillé ne se rate pas: il faut en profiter pour découvrir les environs. En vivant à Reykjavik, c'est en tout cas mon objectif premier: profiter de la nature, des randonnées, du cadre de vie en général.

Et c'est en compagnie de l'insatiable Michaël, plus communément surnommé Mike, et d'un photo-journaliste indépendant, que je pars explorer un massif montagneux encore inconnu de l'expert en randonnée. Et en bon professionnel, Mike nous gère un itinéraire passant par les 9 sommets qui composent le massif de Hafnarfjall, en s'aidant de coordonnées gps, de tracé laissé par un club de rando, et par des images satellite. Car ici, on n'est pas sur un balisage touristique. On ne croisera d'ailleurs aucune âme tout au long de nos 9h de marche. Et c'est ce qui a rendu cette journée mémorable, avec un panorama à couper le souffle, un effort physique pas totalement négligeable et la satisfaction d'être allé jusqu'au bout, jusqu'aux crêtes, jusqu'aux cimes baignées d'un ciel bleu pur.

 

 

Culminant autour de 1000m d'altitude, le massif a un dénivelé sec et rapide, qui rend l'ascension délicate sur certains endroits. Et pour corser un peu plus les choses, la neige est bien sûr omniprésente, et laisse place à de grandes plaques de glaces sur quelques pentes. Tout est prévu, on a les crampons et les piolets.

On laisse Titinedottir au pied de la montagne et on se met en route vers 11h, sac à dos et bonne parka sur le dos. En haut, il ne faut jamais négliger le vent...

 

Le premier sommet est vicieux: entre neige et caillasse très glissante, on avance lentement

Mais en haut, première pause, et première récompense panoramique

Dès le premier plateau, on doit chausser les crampons: sous la neige on peut toujours tomber sur une plaque de glace

A partir de là, on passe de cime en cime, de plateau en plateau, de crête en crête, au milieu d'un paysage grandiose, tout blanc de neige et bleu de ciel. Et lors d'un passage nuageux, le noir & blanc aide à récupérer du contraste

Mais au soleil on retrouve bien vite des couleurs, et chaque courte pause nous permet de repartir plein de fraîcheur

Mon moment préféré: l'arrivée au sommet de cette arête et la sensation de liberté et solitude absolue. Un silence aussi fort que le soleil à cet instant précis

Et dire qu'il nous restait encore toute cette crête à longer !
Et dire qu'il nous restait encore toute cette crête à longer !

On a même pris le soin de laisser un mot dans le livre d'or. Entièrement congelé, Mike a finalement gravé nos noms sur la tranche !

Et pour la descente finale sur fond de coucher de soleil, je laisse les images parler. Comme d'habitude d'ailleurs

 

19h30. 9h et 1350m de dénivelé positif après notre départ, nous retrouvons, avec une certaine joie et un soulagement physique, ma petite Titinedottir qui nous a prévu des sièges chauffants pour le chemin retour.

Une vraie journée de rando comme je les aime, avec un cadre vraiment magique et déserté de tout visiteur.

Je sais à quoi j'aurai envie de passer mon prochain samedi ensoleillé de libre !


Et si, pendant un peu moins de 9mn, vous n'avez rien de prévu, je vous propose un petit montage sur cette journée mémorable