Que j'aime ce pays! tout de ce pays: sa culture, son ambiance, sa nature, son charme, sa gastronomie, ses villages adorables et colorés, ses pierres et ses vestiges, ses volcans, ses ruelles étriquées, ses villes romantiques, ses parfums d'été... du lac de Côme aux charmants villages des Cinque Terre, de la belle Venise à la chaude Sicile en passant par la Rome antique et la renaissante Florence ou la bouillonnante Naples, je ne me lasserai jamais d'un voyage en Italie, dont l'âme ne cessera de faire vivre ses trésors naturels et culturels. En voiture (Fiat 500 de préférence), en scooter (Vespa de préférence), en bateau ou à pieds, la traversée du pays offre un patchwork de senteurs, de couleurs et d'ambiances sur fond d'air méditerranéen doux et agréable. Passons sans transition des canaux de Venise aux éruptions du Stromboli, car tout ici se concentre sur un territoire relativement peu étendu et se laisse visiter à n'importe quelle saison.

 

C'est alors que le seul bar du village s'animait à l'occasion d'une demi-finale de coupe d'Europe du ballon rond. San Vincenzo, accroché aux flancs de son volcan, maître absolu de l'île de Stromboli, sombrait dans l'obscurité profonde d'une belle nuit étoilée. Seuls les clameurs des fans et le tintement des bières goulûment rincées résonnaient jusque dans les ruelles étroites. A la mi-temps, je sortis prendre l'air et m'adossai contre le mur de pierres devant l'église. Soudain, un grondement sourd fit trembler le ciel, et une fumée rouge s'échappa du haut du volcan. Que c'est étonnant de se sentir à ce moment là si petit et insignifiant face à la force de la nature, face à la puissance des éléments qui nous rappelle notre vulnérabilité. Un frisson m'envahit lorsqu'il me vint à l'esprit l'image d'une déferlante de lave fraîche dévalant les pentes sans laisse de répit à la moindre construction.

Je retrouvai mes compagnons dans l'ambiance du match de foot et commandai une autre bière.